Le propre des amis, c’est souvent de réussir à faire sortir du plus profond de nous même les émotions les plus fortes. Cela va du plus grand bonheur, à la plus grande peine. Peut être est ce dû à l’attention toute particulière que l’on porte à ces personnes. Ou peut être est ce uniquement propre à mon caractère. Le moindre petit sourcillement de joie d’un ami m’apportera la plus grande joie, alors qu’un même énervement accaparera mes pensées toute la journée.
Si cela ne vient pas de moi, peut être est-ce propre à mes amis, de mon choix d’aimer ceux-ci. Alors qu’une personne, noyée dans le bonheur (mais si, aller, j’en suis sur !), m’aide inconsciemment à conserver mon sourire un peu plus longtemps; une autre, dans ce même inconscient, dans ses petits énervements, me renvoie, déçu vers mes pensées maussades, vers une douleur depuis peu oubliée…
Ces sentiments forts, ces tourbillons de pensées, ne peuvent être l’oeuvre que de personnes qui nous touchent profondément. Et c’est parce qu’elles marquent nos vies au plus profond de notre être qu’on les pardonne lorsqu’elles nous font souffrir.
